Hier soir, j’ai muté mon 47ème compte de la semaine. Un record personnel.
C’est fou comme ces deux petites fonctions ont changé ma vie en ligne. Avant, je scrollais Twitter (pardon, X) avec une boule au ventre. Maintenant ? Je navigue tranquille. Bon, sauf quand Elon Musk annonce qu’il veut supprimer le bouton block. Là j’ai un peu paniqué. Heureusement que c’est pas pour tout de suite (on espère). D’ailleurs, c’est marrant de voir que même sur les jeux sur Olympe, ils ont intégré des options similaires pour éviter les joueurs toxiques dans le chat.
Mute vs Block : le match du siècle
Alors déjà, clarifions.
Le mute, c’est l’option ninja. La personne continue de te parler dans le vide, elle voit tes posts, mais toi tu ne vois plus rien d’elle. Parfait pour ce collègue qui partage trop d’articles LinkedIn par jour sur la productivité.
Le block, c’est la guillotine. Plus radical. La personne ne peut plus rien voir de toi, plus t’envoyer de messages, plus rien. C’est la terre brûlée version digitale. J’adore.
Franchement, j’utilise les deux selon mon humeur. Le mute pour les cas « légers » (les gens qui postent trop de photos de leur chat, les fans de crypto qui expliquent pourquoi leur nouveau token va révolutionner le monde). Le block pour les vrais relous.
Les statistiques qui font mal
| Plateforme | Utilisateurs ayant bloqué quelqu’un | Nombre moyen de comptes mutés |
|---|---|---|
| Twitter/X | 78% | 23 comptes |
| 65% | 15 comptes | |
| 82% | 31 comptes | |
| TikTok | 71% | 19 comptes |
Ces chiffres donnent le vertige, non ? On est tous dans le même bateau finalement.
Pourquoi j’ai arrêté d’avoir des scrupules
Avant, j’étais du genre à culpabiliser. « Oh mais si je le bloque, il va le prendre mal ». « Et si c’était juste une mauvaise journée pour lui ? »
Stop.
Ma santé mentale vaut plus que l’ego d’un random sur internet. Point. J’ai mis du temps à l’accepter mais maintenant c’est ancré. Mon feed, mes règles. Si quelqu’un me fatigue avec ses prises de position douteuses ou ses blagues nulles, hop, mute. S’il insiste en DM, block direct. D’ailleurs, cette approche de poser ses limites claires s’applique partout, même quand on organise des soirées jeux chez soi – il faut savoir dire non aux comportements qui nous dérangent.
Le truc c’est que les réseaux sociaux sont déjà assez anxiogènes comme ça. Pas besoin d’en rajouter en gardant des gens toxiques dans notre timeline.
Ma technique personnelle
J’ai développé un système à trois niveaux :
- Niveau 1 : Je masque juste le post. La personne a peut-être juste eu une mauvaise journée
- Niveau 2 : Mute pour une semaine. Histoire de voir si c’est temporaire
- Niveau 4 : Block définitif. Là c’est mort, on se reverra pas
(Oui j’ai sauté le niveau 3. C’est mon système, je fais ce que je veux).
Les mutations du web social
C’est fascinant de voir comment ces fonctions ont évolué. Au début, bloquer quelqu’un c’était l’arme nucléaire. Maintenant c’est devenu banal. Normal même.
Les plateformes s’adaptent aussi. Instagram a ajouté la restriction (entre le mute et le block), TikTok permet de filtrer les commentaires par mots-clés, Discord a ses timeouts… Chaque réseau développe ses propres nuances.
Même les jeux en ligne s’y mettent. Les options de modération deviennent de plus en plus sophistiquées parce que personne n’a envie de se faire insulter pendant sa partie de Fortnite.
Le paradoxe du block
Y’a un truc marrant avec le block. Plus on l’utilise, plus on se sent libre. Mais en même temps, on se crée une bulle. C’est le fameux « echo chamber » dont tout le monde parle.
Perso je m’en fiche un peu. Je préfère ma bulle confortable plutôt que de me prendre la tête avec des inconnus agressifs. Après, faut pas non plus bloquer tous ceux qui ne pensent pas comme nous. Question d’équilibre.
Quand le mute devient thérapeutique
Récemment j’ai découvert le « mute préventif ». Genre avant les élections, je mute direct tous les mots-clés politiques. Avant la sortie d’un film que je veux voir, je mute le titre pour éviter les spoilers.
C’est devenu mon outil de survie numérique.
Ma liste de mots mutés ressemble à un inventaire bizarre : « productivité », « morning routine », « NFT », « thread » (désolé mais les threads de 47 tweets c’est non), « unpopular opinion » (spoiler : c’est jamais unpopular)…
Les effets secondaires inattendus
Ce qui est drôle, c’est que depuis que j’utilise massivement ces fonctions, je suis devenu plus sympa en ligne. Logique quand on y pense. Moins exposé aux contenus irritants = moins irrité = commentaires plus bienveillants.
J’ai aussi remarqué que je passe moins de temps sur les réseaux. Normal, mon feed est plus clean donc je trouve plus vite ce qui m’intéresse. Pas besoin de scroller pendant des heures en pestant.
Le côté obscur
Bon, soyons honnêtes deux minutes. Y’a aussi des dérives.
J’ai des potes qui bloquent pour un oui ou pour un non. Genre tu dis que tu préfères les chiens aux chats ? Block. Tu postes une photo floue ? Block. Tu utilises trop d’emojis ? Block.
Là c’est peut-être excessif.
Et puis y’a ceux qui utilisent le block comme arme. Ils balancent une vanne, te bloquent direct pour pas voir ta réponse. Technique de lâche mais bon, chacun fait ce qu’il veut avec ses boutons.
FAQ
Est-ce que la personne sait quand je la mute ?
Non ! C’est toute la beauté du mute. La personne continue sa vie sans savoir que vous ne voyez plus rien. Parfait pour éviter les dramas familiaux.
Peut-on annuler un block ?
Oui, sur toutes les plateformes. Mais attention, sur certains réseaux comme Instagram, la personne devra re-demander à vous suivre. Gênant si vous avez bloqué par erreur.
C’est quoi le shadow ban ?
C’est quand la plateforme elle-même limite votre visibilité sans vous le dire. Vos posts sont moins vus, vos stories n’apparaissent plus en premier… C’est différent du mute/block qui sont des actions utilisateur.
Combien de personnes peut-on bloquer ?
Techniquement, pas de limite sur la plupart des plateformes. J’ai un ami qui a bloqué plus de 1000 comptes sur Twitter. Son feed doit être vide maintenant.
Au final, mute et block sont devenus mes meilleurs amis virtuels. Ils me permettent de garder le contrôle sur mon expérience en ligne. Et franchement, vu l’état d’internet en 2026, c’est pas du luxe.